OAP Échapper à l’inondation,
retrouver la fraîcheur
Grenoble est construite au fond d'une cuvette alluviale, à la confluence de l'Isère et du Drac. Le changement climatique aggrave sa double vulnérabilité : les crues de l'Isère et du Drac deviennent plus intenses, tandis que les vagues de chaleur s'intensifient avec un îlot de chaleur urbain parmi les plus forts de France. Ces deux dangers partagent la même cause : l'imperméabilisation des sols et appellent la même réponse : faire de l'espace public un bouclier climatique.
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L'espace public transformé, végétalisé et co-géré par les habitants protège lors des crues, rafraîchit lors des canicules et améliore le cadre de vie de tous.
Cadre réglementaire
La présente OAP décline trois axes principaux du PADD de la Métropole de Grenoble :
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Métropole résiliente face aux risques alpins
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Mobilité apaisée libératrice d'espace public
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Cohésion sociale par l'amélioration du cadre de vie dans les secteurs vulnérables
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Elle sectorise également les cinq principes de l'OAP Risques et Résilience GAM (2019/2025) , identifiée par le rapport Cerema 2025 comme bonne pratique nationale donc également dans nos secteurs à enjeux.
Vision et objectifs
Un espace résilient non approprié par ses habitants ne fonctionne pas. L’implication des habitants est une condition nécessaire à la résilience. C'est pourquoi cette OAP intègre dès sa conception les principes du bien commun urbain.
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Pour Daniela Festa (2018), la notion de communs repose sur trois éléments : une ressource, une communauté, et une pratique qui établit des règles d’accès et de partage. (Géoconfluences)
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Ici notre ressource, ce sont les espaces publics comme les parcs : Parc Paul Mistral , Parc Jean Verlhac, Place Victor Hugo, etc. La communauté c’est les habitants qui utilisent ces espaces. Et la pratique c’est le mode de gouvernance de ces espaces qui peuvent être dirigés par des associations , les habitants directement mais également un partenariat entre le public et le privé est envisageable.
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Depuis ces points, ils rejoignent les équipements publics couverts : écoles, gymnases, médiathèques, centres sociaux, centres commerciaux.
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L'exemple de Valence en novembre 2024, où des milliers de personnes ont cherché refuge dans des centres commerciaux comme IKEA faute de refuges publics organisés, montre l'importance d'une chaîne claire et signalée en permanence et elle sert de support de formation et de sensibilisation aux habitants en cas de crise.
Notre vision repose sur trois piliers indissociables :
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Méthode
A partir des objectifs posés, la méthode consiste à lire systématiquement les espaces existants sur les secteurs prioritaires pour identifier ceux qui ont un potentiel de transformation en espaces refuges.
Cette lecture s'organise en trois questions successives :
Quels espaces sont disponibles ?
On identifie l'ensemble des espaces non bâtis ou sous-valorisés : espaces verts, placettes, parkings de surface, voiries surdimensionnées, délaissés publics, cours intérieures d'îlots, toitures-terrasses, jardins privatifs.
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Transformer ou créer ?
Pour chaque espace identifié, on détermine s'il s'agit d'un espace à transformer : requalifier ce qui existe sans démolir ou d'un espace à créer : programmer ce qui manque là où le maillage est insuffisant. La priorité est toujours donnée à la transformation : elle s'appuie sur des ressources déjà là , déjà connues des habitants.
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Espace public ou espace privé ?
Tissu collectif ou individuel ? On distingue ensuite le statut foncier de chaque espace et le tissu dans lequel il s'inscrit. Les espaces publics relèvent de la maîtrise d'ouvrage de la Ville directe. Les espaces privés sont mobilisés via une convention et un partenariat entre le public et le privé.
Le tissu collectif et le tissu individuel n'offrent pas les mêmes ressources ni les mêmes leviers ; la stratégie s'adapte en conséquence.