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CONTEXTE hydrographique 

Grenoble & l'eau : de la domestication à la réconciliation 
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Périmètre de la métropole grenobloise

Bassins versants

Cours d'eau & hydrographie

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Nappe FRDG371

Nappe FRDG372

90 % 

de l'eau potable provient des NAPPES SOUTERRAINES

AUJOURD'HUI

3 jours de canicule/an

D'ICI 2050

43 jours de canicule/an

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x 6

fréquence des nuits tropicales 

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Aujourd’hui, la relation entre la ville et l’eau évolue de nouveau. Après une longue période marquée par la canalisation et la maîtrise technique des rivières, les politiques d’aménagement cherchent désormais à réintégrer l’eau dans les paysages et les écosystèmes.

Cette approche s’inscrit dans une logique de renaturation, visant à restaurer les milieux aquatiques, à préserver la biodiversité et à améliorer la qualité de vie des habitants. Les territoires alpins offrent à cet égard un patrimoine naturel exceptionnel, marqué par la présence de nombreux lacs et zones humides. Entourés de roselières et d’espaces naturels préservés, ces milieux sont aujourd’hui valorisés pour leurs fonctions écologiques mais aussi pour leurs usages récréatifs, comme la pêche ou la baignade.

s'adapter au changement climatique

Vers la renaturation
L’eau comme ressource

Au XIXe siècle, les regards changes : l’eau n’est plus seulement perçue comme un risque à contrôler, mais également comme une ressource économique et énergétique. L’eau devient alors un moteur majeur pour le secteur. La région alpine devient alors un territoire majeur de développement de l’hydroélectricité, grâce à la force motrice des cours d’eau de montagne.

Ce phénomène est connu sous le nom de « houille blanche », qui désigne l’utilisation de l’énergie hydraulique pour produire de l’électricité et alimenter l’industrie. Les vallées alpines, notamment celles de l’Oisans, connaissent alors un développement électrométallurgie et de l’hydroélectricité. Aujourd'hui, ce patrimoine est encore matérialisé par de grandes infrastructures comme le barrage de Grand'Maison. 

Parallèlement, la valorisation de l’eau dépasse le seul domaine industriel. Le maire Honoré-Hugues Berriat imagine par exemple de transformer cette « cuvette » en une station balnéaire grâce à l’acheminement de l’eau thermales de la Motte-les-Bains jusqu’à la Bastille. Bien que ce projet ne voie jamais le jour, il témoigne de la manière dont l’eau est progressivement pensée comme un potentiel de développement pour le territoire.

l'épopée de la « houille blanche »

du bassin versant  de l'Isère à Grenoble

5 720 km²

Dès la fin du XVIIe siècle, sous l’impulsion de Jean-Baptiste Colbert, de grands travaux d’endiguement vont permettre d’amorcer la domestication du Drac.

Dans le but de préserver la plaine, une bande de terre d’environ 200 mètres a été imposé par l’état dans le but d’empêcher toutes constructions, cultures et en instaurant une obligation de boisements autour des digues. Peut à peut les évolutions techniques ont permis de réduire cet espace (30 mètres seulement), l’espace restant devient propriété de la commune. 

Pour donner suite à cet endiguement, la canalisation des cours d’eau environnant va commencer à prendre de l’ampleur et ainsi peu à peu le lit du Drac va être fixé pour protéger la ville et ainsi étendre l’urbanisation et les terres agricoles en drainant les zones marécageuses alentours. 

l'endiguement et la conquête du sol 

La maîtrise technique 
L'eau comme une contrainte 

Jusqu’aux XVIIIe et XIXe siècles, Grenoble se cantonne à une petite ville fortifiée établie sur des secteurs sûrs et hors des zones inondables. La plaine environnante constitue alors un territoire à risque, constamment menacé par les crues imprévisibles du Drac. Ces inondations répétées déplacent le lit de la rivière, détruisent les cultures et saturent la plaine de zones marécageuses, limitant fortement l’extension urbaine.

une plaine historiquement menacée 

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3 massifs

confinent thermiquement la métropole

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